Il était une fois…

Le Fétiche ou l’exil
Le grand bond en avant – Conte de la modernité – Chronique d’une tyrannie avant-gardiste

L’avènement du techno-fascisme – Consécration du fondamentalisme pasteurien – Naissance de la vaxxinocratie
La folle croisade de Foutriquet – La liberté de… se taire et se conformer – Le triomphe du progressisme obscurantiste
Le dépeuplement à l’œuvre – Le poison du progrès injecté de force – Les saintes « doses » à l’assaut des corps

Il était une fois un pays – tout imaginaire –, un pays magnifique, béni des dieux, une contrée prisée de la Providence, un pays voisin de Cocagne, une nation modèle, souveraine, enviée, où, d’aussi loin que l’on sût, le lait et le miel, telles des sources miraculeuses, coulaient en abondance et où, grâce aux incomparables richesses et douceurs de cette terre enchantée, le peuple vivait de paisibles et heureux jours. Bien que ce dernier l’ignorât, ce trésor de pays jouxtait l’Élysée ; il se situait à deux pas du Paradis sur Terre, tout à côté du jardin d’Éden. Tout alla ainsi pour le mieux comme dans le meilleur des monde… jusqu’à ce que – les bonnes choses, hélas, ont toujours une fin, dit-on –, tout à son insouciance – trop absorbé par d’incessantes nouvelles distractions et grisé de frivolités sans nombre –, le peuple laissa petit à petit s’installer à son funeste insu, aux chatoyants noms de BIEN, de PROGRÈS et de RAISON, une tyrannie aussi pernicieuse que cynique. Une sinistre caste de voleurs et de truands rejoints par une bande de maraudeurs en mal d’avenir s’emparèrent bientôt du pouvoir et ne tardèrent pas à s’en prendre violemment à leurs concitoyens, à commencer par les plus modestes d’entre eux – les « gueux », les « cons », les « sans-dents », les « riens »… comme ils les surnommaient avec un mépris mâtiné de délectation –, à les infantiliser, les culpabiliser, les espionner, les harceler, les brimer, les rançonner, les opprimer, les acculer, les brutaliser, les molester toujours plus rudement.

Comme si un mauvais génie lui eut jeté un sort cruel, notre pays tomba de Charybde en Scylla. Le maléfice prospéra librement. La lèpre se répandit de proche en proche. Pris sous le joug croissant de nouvelles lois promulguées par les tyrans successifs autant que sous le feu roulant de nouvelles règles communautaires – des règlementations prohibitives et scélérates accablant de plus en plus durement les simples gens –, le cours des jours devint, comme s’en doutera le lecteur, toujours plus pénible et difficile pour les classes laborieuses. En outre, les « crises », ainsi que l’on désignait à cette époque ces épisodes brutaux d’ajustements sociétaux édictés en haut lieu, s’enchaînèrent et s’empilèrent sans trêve. Tyrannies, révolutions, républiques et guerres alternèrent donc à un rythme infernal privant le peuple de toute accalmie durable. Notre illustre « République » – un curieux régime politique pétri de contradictions et de malfaçons – ne faillit pas à la règle : elle fut balayée à son tour. Au fil du temps, une fois encore, une nouvelle fois, elle avait replongé, de tous ses vices, en autocratie patente. – Comprenne qui pourra… Encore faudrait-il en toute logique, au vu des nombreuses récurrences, accepter de voir dans l’origine de cette longue errance un cruel atavisme ou du moins une fâcheuse et irréductible tare de jeunesse plombant de manière irrémédiable cette pourtant plébiscitée forme de gouvernance “républicaine”… – Du reste, le pays ne manqua pas d’être graduellement annexé par un cartel de puissances étrangères. – Cause ou conséquence ? À chacun d’en juger. – La pimpante république, gagnée par une gangrène incurable, dépérit et s’éteignit ainsi par degré jusqu’à s’effacer totalement devant l’autoritarisme pressant. Les ténèbres tombèrent sur le pays des Lumières et le submergèrent. La descente aux enfers parut ne jamais finir. L’ancienne patrie des Droits de l’Homme et du Citoyen devint absolument méconnaissable. Elle se transforma du tout au tout et sombra inexorablement dans la tyrannie. Son antique devise Liberté – Égalité – Fraternité, vestige d’une révolution sanglante, survécut cependant à la complète déchéance de son idéal démocratique trahi et continua d’ornementer partout crânement les frontispices publics, la paperasserie des bureaucrates, sans oublier les inusables et si prisés flonflons des parleries officielles et leur savant blabla. Mais en vérité la formule révolutionnaire ne constitua bientôt plus qu’un vieux slogan mité, élimé, vidé de son sens, n’illusionnant guère plus que les nigauds endurcis. Il n’en resta plus qu’une vieille rengaine éculée réduite à une misérable peau de chagrin pour simplets attardés et leurs doux coreligionnaires. Une cocasserie dont l’élite usa et abusa au-delà de l’imaginable pour asseoir et parfaire son empire. Une terrible méprise qui précipita la ruine du pays, ses travailleurs les plus précaires en tête.

Revenons à nos ouailles, à leurs malheurs et à leur infortune… Il n’y eut pour eux point de miracle. Point de sursis. Pas même un petit espoir. La démocratie était bel et bien morte et enterrée. Le totalitarisme, installé. La voyoucratie solidement établie. Son pouvoir avait mainmise sur tout. À la ville comme à la campagne, au quotidien, la situation continua d’empirer au point que les historiens surnommèrent justement ou Emmerdistan ou Macronistan cet État si irrésistiblement chevillé à l’absolutisme, en référence au saigneur du moment – le despote de cette sombre époque – qui s’était grandement ingénié – et targué – d’« emmerder » la plèbe de son infinie affection.
    – 
Par Jupitaillon ! un traître parmi les traîtres !
    – Une sale gouape !
    – Un détestable potentat !
    – Vraiment un sale type que ce Foutriquet
, dira-t-on de lui par la suite. 
Oui, u
n sale type imbu de sa personne et coutumier de cogner, piétiner, éborgner, mutiler à loisir la valetaille qui osait lui résister. Un sale type, un autocrate décomplexé qui porta gravement atteinte aux libertés fondamentales et à la dignité nationale même – pourtant pluriséculaires. Un sale type, un escroc accompli, un fieffé salaud, une crapule notoire, pour parler clairement, qui se foutait ouvertement – effrontément, jupitérieurement, impérialement ! – de la gueule de ses concitoyens et des institutions de son pays.

En lien direct avec ce totalitarisme de plus en plus criant, comme l’on pouvait s’y attendre, les valeurs morales, elles-aussi, furent inversées et le monde finit par marcher sur la tête. Il tourna complètement fou et la Terre tout d’un coup devint plate. Tout flétrit, s’étrécit, chancit, moisit, rancit. La noirceur du monde fit un bond supplémentaire. Le mensonge, le cynisme, la collusion, la corruption, la duplicité, la fraude, la propagande, la censure, l’affairisme, le culte du secret, l’arbitraire, l’intolérance, le sectarisme, l’ignorance, l’incompétence, la bêtise, l’outrance, la nullité, la violence, la vanité, l’absurdité, le chaos, entre autres forfaitures, furent érigés en règle et la justice se mua rapidement en injustice crasse. Indécence, suffisance et arrogance trônaient – majestueusement – au sommet de l’État. Partant, la vie s’en trouva ostensiblement chamboulée et comme jamais entravée, contrainte, contrôlée, surveillée… Elle finit par devenir vraiment harassante pour le petit peuple subissant avanie sur avanie tandis que les roitelets et leurs acolytes prédateurs, plus que jamais, festoyaient et menaient grand train en leurs palais d’orgueil pillant au passage généreusement les forces vives du pays qui connut alors, sous ce brigandage méthodique, une paupérisation galopante. Même l’air devint fétide et irrespirable. Les voix critiques et dissidentes furent systématiquement – sans autre forme de procès – conspuées, réduites au silence, invisibilisées, persécutées, criminalisées, stigmatisées, diabolisées, lynchées, unanimement qualifiées soit de « complotistes » soit de « conspirationnistes » (soit, avec une bonne approximation, ceux qui réfléchissent ou pensent par eux-mêmes) – si tant est que leurs auteurs n’eussent été, de surcroît, traînés devant les tribunaux totalement subornés, voire pis, trucidés ou suicidés, tout simplement.

Malgré cette pléthore d’adversités, courbant l’échine et faisant contre mauvaise fortune bon cœur, l’existence se poursuivait ainsi, cahin-caha, clopin-clopant, jusqu’à ce qu’un beau jour, à un tire-d’aile d’un printemps renaissant, l’odieux Foutriquet, prétextant opportunément une épouvantable pandémie mondiale mortelle foudroyante (!) – issue des amours féconds mais illégitimes d’un pangolin et d’une chauve-souris quelque part aux confins d’une obscure forêt de Chine… moyennant toutefois, vous l’aurez deviné, les faveurs appuyées et un vigoureux “coup de pouce” de quelques discrets et déterminés entremetteurs –, se mit en tête de faire subir des supplices nouveaux à ses ressortissants. Sa folie prit alors des proportions stupéfiantes. Ainsi donc commença-t-il, avec une évidente ferveur belliqueuse, par décréter – dans une allocution hallucinante, hautement spécieuse – l’état de guerre dans tout le pays quoi qu’il en coûtât et en profita pour aussitôt sévèrement confiner ses sujets… des sujets impitoyablement pris dans les rets de l’impuissance apprise et jusqu’au fin fond des chaumières proprement sidérés par cette annonce choc, littéralement assommés de résignation par l’imposture virale. Puis, satisfait de constater leur parfaite docilité, entres autres contremesures arbitraires délirantes, exactions et trahisons patentes, le brindezingue interdit qu’on les soignât efficacement, ordonna l’euthanasie préventive des plus vieux, commanda la fermeture des écoles ainsi que des commerces dits « non-essentiels », requit le strict respect de « gestes barrières » stupides, fit porter à tous la muselière – les enfants y compris –, obligea les habitants à une rigoureuse distanciation sociale, les contrôla, les verbalisa, les racketta, les testa sans vergogne – de prédilection en faisant quotidiennement fourrager dans leurs nasaux avec un tire-morve –, les traça, les pointa et les contingenta sans répit, instaura des « pass » – de véritables appâts doublés d’un permis de vivre temporaire –, mit l’économie du pays à genoux, creusa sa dette de près de mille milliards supplémentaires, une somme absolument colossale – dépenser l’argent des autres ne coûte rien –… avant en même temps (!) d’enjoindre à toute la population de se soumettre inconditionnellement au glorieux Progrès mitonné avec amour par les savants militaires. Et alors quel fulgurant progrès !! De forcer chacun et chacune d’accepter aveuglément la nouvelle panacée miraculeusement tombée du ciel : un mistigri tout spécialement concocté et scénarisé pour l’occasion ; un formidable élixir de jouvence, aux dires des experts attitrés et des doctes gouvernants !… Et gare aux rétifs ! Une daube tellement « sûre et efficace » que l’ignoble magouillon, en bon pasteur des droguistes, dut l’imposer par un chantage immonde, une coercition abjecte : embrasser le fétiche ou prendre l’exil ! Un fétiche si « sûr et efficace » – n’est pas fétiche qui veut ! – que même chétif vous deviez être menacé pour consentir à vous le faire injecter contre une maladie si mortelle que vous deviez être testé pour savoir si vous l’aviez ! Un toxxin tellement « sûr et efficace » qu’il a littéralement fait exploser le nombre de « cas » – le nombre de faux malades recensés. Un mistigri si « sûr et efficace » que les autorités durent cesser d’urgence de compter les préjudices corporels causés aux injectés. Un postiche tellement « sûr et efficace » que les officines statistiques durent censurer les données et falsifier leurs études. Un totem si « sûr et efficace » que dans le même déni magistral il écrasa – de toute son idéologie totalitaire putride – et prudence et objections et vérité et légalité et consentement. Des « doses » tellement « sûres et efficaces » que le contenu des contrats passés avec l’industrie fut délibérément caché… Enfin, cerise sur le gâteau, une « gestion de crise » si « sûre et efficace » que toutes les délibérations du conseil de guerre réuni ad hoc par l’exécrable Foutriquet – ses petits mystères bien embarrassants – furent par la suite un demi-siècle – voire un siècle – durant gardés sous l’austère sceau – le boisseau – du « Secret Défense ». Une longue omerta envers ses victimes contre une scandaleuse impunité pour ses protagonistes.

Impénétrables, décidément, étaient les voies – et les voix – du fétiche ! Quel époustouflant maraboutage ! Un fervent esprit de magie souffla sur Terre. Tout juste si les grigris tant adulés, en prime de leur bouclier tout factice, ne promirent pas à leurs bienheureux récipiendaires, pêle-mêle, le bonheur à vie, une santé de fer, la jeunesse éternelle, l’omniscience, l’ubiquité, l’immortalité, une puissance centuplée, la fortune à la loterie ou le retour de l’être aimé. D’ailleurs, le progrès ne sachant aller sans nouvelles facilités, il était même évoqué à demi-mot – cela se chuchotait sous la moumoute – que les chau.f.ve.s – les chaufs et les chauves… oui, la stricte parité et l’écriture inclusive, en cette ère, étaient de rigueur – verraient le fin Prodige jailli de sa fiole leur rendre promptement toute leur chevelure d’antan… Prodigieux ! Renversant ! Ébouriffant ! Extravagant ! Notons encore, dans ce fatras de mesures envoûtantes où la carotte procédait grassement du bâton, que dans une contrée voisine il arriva même qu’une gâterie toute spéciale fût offerte aux hommes afin qu’ils se décidassent à franchir le Rubicon et rejoignissent ainsi la grande et sainte famille des Élus. Une douceur – tout éphémère – contre une injection – tout irréversible. Tel fut le marché. Sans doute, savait-on là-bas aussi qu’il était plus facile d’attraper les mouches avec du miel qu’avec du vinaigre…

– Ha-ha-ha-ha ! Par Jupitaillon ! qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse !
– Loué soit le vaxxin ! Faites-vous injecter le Progrès ! Faites-vous injecter la Liberté ! Faites-vous injecter l’immortalité !
– C’est pour votre bien ! C’est pour votre survie !
– C’est pour ne pas tuer papy et mamie ! Pour ne pas assassiner vos voisins ! Pour ne pas massacrer vos contemporains !
– Ah ! quel terrible fléau ce COVID !! Une chose est sûre : les non-vaccinés ne passeront pas l’hiver !
– Ceux qui ne jouent pas le jeu de la vaccination sont de dangereux irresponsables qu’il faut vacciner de force !
– Que c’est beau le Progrès ! Il fait tout ! C’est moderne ! C’est pratique ! C’est gratuit ! Argh ! c’est pour le salut de l’humanité !
– Faites-vous injecter pour ne pas mourir – idiot, tout au moins ! Pour obtenir votre passeport ! Pour être autorisé à continuer de vivre !
– Faites-vous injecter l’antivirus ! Faites-vous mettre à jour ! Faites-vous inoculer le fétiche ! Faites-vous augmenter !
– C’est magique ! C’est juste une petite piqûre de rien du tout ! Elle seule vous protège et vous libère !
– Que le vaxxin soit loué ! Faites-vous injecter ! Faites-vous injecter ! Faites-vous in-jec-ter !! intimait jour et nuit, avec force images, la propagande infecte – jusqu’au-delà de l’écœurement – pour faire plier les réfractaires aux mixtions de l’enfer et les contraindre à prendre le poison vénal.

Infernal ! Cauchemardesque ! L’état d’urgence sanitaire surgi de la boîte de Pandore ouverte par le seigneur de guerre, l’infâme Foutriquet, amena, au final, une impressionnante liste de dispositions plus absurdes et répressives les unes que les autres. Une ahurissante collection d’idioties à l’origine de dommages considérables dans la communauté. Une débauche de mesures, d’énergie et d’argent non seulement parfaitement inutile mais de plus amèrement contre-productive – en sus des graves atteintes portées aux libertés individuelles et publiques par l’hégémonique camp du Bien, du Progrès et de la Raison. Le tout au nom d’une protection toute fictive, au nom d’une sûreté toute conjecturée, au nom d’une sacro-sainte « sécurité » véritablement fantasméeQuelle soudaine compassion affichée par les pouvoirs publics – à en sortir les mouchoirs – ! Quelle fantastique hystérie collective ! – Il faut dire que, de physiques, les chaînes de contention des prisonniers étaient devenues surtout informationnelles et numériques. – L’ironie mordante voulut que par ailleurs, toutes – TOUTES – les politiques menées depuis des lustres – y compris la présente ! –, tout au contraire, visaient à semer partout l’insécurité maximale, s’évertuaient à instaurer le plus possible de désordre et de chaos dans le pays comme dans les esprits. – Comprenne qui voudra. – Le cynisme et le mépris des dirigeants, en ces temps-là, avaient en effet atteint de vertigineux sommets.
En réponse à ce big-bang sécuritaire – 
grande mystification sanitaire – exigeant la soumission – reddition – totale des individus jusque dans leur chair, il y eut bien de courageux mouvements citoyens de protestation et de réprobation mais ils furent d’emblée vilipendés par les autoproclamés érudits et restèrent hélas esseulés, insuffisamment soutenus par leurs compatriotes, pour sinon renverser du moins infléchir le cours despotique des choses. L’évidence sauta vite aux yeux des plus lucides et des moins hypnotisés-endoctrinés. Le constat tomba, abrupt, sans appel, cinglant, déchirant. La dictature sanitaire était là ! Le biofascisme était né. Né dans le camp du Bien, du Progrès et de la Raison, assurément. Né dans le lit glacial, funeste, hideux du totalitarisme, bien évidemment. De parents authentiquement totalitaires et de parrains incontestablement mafieux, il va sans dire. Coucou ! Au nez, à la barbe… et de surcroît avec le concours des béotiens eux-mêmes ! Grandiose !! Un pas de géant vers l’Idiocratie finale !!

Les cocktails frelatés, quant à eux, firent un vrai malheur, au sens premier comme au sens figuré ! Et en récompense, ils touchèrent le jackpot du siècle ! Sacrebleu ! quelle histoire ! Quelle vilaine affaire que cette poussée absolutiste ! Un faux vaccin, une promesse fallacieuse, une pseudo-immunisation – au demeurant une plus que douteuse et controversée expérimentation prétendument vaccinale –, une oppression violente exercée contre les êtres… mais à l’arrivée une vraie et extraordinairement lucrative opération commerciale pour les fabricants des fétiches. En vérité, une escroquerie manifeste, une répugnante manigance s’apparentant bien davantage à une roulette russe qu’à un quelconque outil thérapeutique. Et bien que ses victimes fussent en réalité particulièrement nombreuses, refuser le fétiche vous condamnait tout droit à l’exil faisant de vous inexorablement un paria. Un choix douloureusement cornélien pour les innombrables emmerdés sommés de se soumettre sans condition. Des injections intimées à toutes et à tous faute de quoi les récalcitrants aux saintes piqûres – celles et ceux qui auraient l’outrecuidance de refuser la sainte communion génique… puis ses « boosters » et ses sempiternelles « doses de rappel » – perdraient tout bonnement leur statut de citoyens et, avec lui, le droit de cité. En outre, comme si toutes ces maltraitances exercées à l’encontre des individus et de la société ne suffisaient pas encore à repaître l’appétence égotique et psychotique morbide du tyran en place, ce dernier, en guise de gratification additionnelle, comme par extraordinaire poussa sa vicelardise jusqu’à retirer leur gagne-pain aux indociles de certaines professions ciblées – soignants, pompiers, militaires, bibliothécaires, etc. – afin sans doute de les remercier pour les bons et loyaux services rendus durant la crise alors pudiquement dite « sanitaire » – pour désigner le grand mensonge, la grande réinitialisation – et surtout de les priver matériellement de toute subsistance, mettant ainsi ce beau monde – toute cette communauté de gêneurs, d’indomptés, de réprouvés, de dissidents, de prétendus maudits et mécréants, de proscrits… soit une fraction notable de la population – ni plus ni moins distinctement au ban de la société, ravivant en cela de funestes et terribles souvenirs… Des souvenirs, en dépit des décennies écoulées, encore vifs en certaines mémoires, à commencer par celles secouées, peu ou prou, d’une manière ou d’une autre, par un totalitarisme ou un autre…

Néanmoins le plus tragique restait encore à venir. – Nous en sommes encore tout retournés. – Oui, le plus tragique fut de devoir constater que le gros de l’opinion publique, chauffée à blanc par la propagande gouvernementale – ardemment soutenue par le camp du Bien, du Progrès et de la Raison –, non seulement consentit de bonne grâce à cette ostracisation en règle mais, de plus, y applaudit et s’en réjouit… abandonnant là son reste d’humanité et de dignité. Par chance, dieu soit loué ! le camp du Bien, du Progrès et de la Raison sortit haut la main vainqueur de l’épique bataille covidiote – l’apocalyptique plandémie – car sinon il en était fini, et définitivement, du genre humain ! – auquel cas, nous n’aurions évidemment pas été en mesure d’évoquer avec vous cette illustre épopée. – Et comme un malheur n’arrive jamais seul, soulignons qu’au grand bonheur de la maréchaussée, les délations allèrent bon train comme il en va immanquablement en pareille situation. Non, rassurez-vous, le mouchardage n’est pas mort ! – Le flicage d’ailleurs pas non plus ! – L’humaine nature n’a pas rompu avec ses vieux vices ni avec ses vieux principes. Elle est toujours aussi constante, opiniâtre et prodigue dans le méfait et la forfaiture. Merveilleux ! Tout est donc bien qui finit bien… Braves gens, vous pouvez continuer de dormir tranquilles sur vos deux oreilles, notre bon Gouvernement – avec une bienveillance toute divine – veille sur nous.

Morale de l’histoire… au choix – ou pas – du lecteur
À toute histoire il y a une raison

Morale A
De sauvage mais grégaire, le glébeux – le chimpanzé bricolé – s’est petit à petit laissé transmuer par les Archontes – les grands Architectes, les marionnettistes en chef – en un étonnant et fort docile animal domestique proche du toutou. Ne vous méprenez donc pas à son sujet : rien ne sert de l’instruire, il se complaît dans la caverne où il se prélasse, et quoi qu’il arrive, il préférera toujours ses maîtres à ses bienfaiteurs, ses illusions à la réalité, le mensonge à la vérité, la servitude à la liberté. Il peut cependant se produire – défiez-vous des plus obtus et arrogants de ces sujets – que sous leur air faussement bonhomme, une fois ou l’autre, sans crier gare, ils 
tentent de vous attaquer et de sérieusement vous griffer ou vous mordre en représailles à vos bons offices, pour avoir critiqué leurs seigneurs ou tout simplement pour les avoir dérangés dans leurs certitudes et leur douillet confort.

Morale B
Voici, pour les adeptes d’une moralité plus conventionnelle, parmi les innombrables contes qui courent le monde, une courte compilation d’aphorismes éloquents, d’allégories congruentes, 
de vérités intemporelles qui pourraient parfaitement tenir lieu d’épilogue à l’histoire « Il était une fois le Fétiche ou l’exil » formulée plus haut. En l’occurrence une sélection de quelques célèbres maximes ponctuant les Fables de Jean de La Fontaine – texte original en quelque endroit ponctuellement ajusté aux présentes circonstances. Morceaux choisis :
Il n’est, je le vois bien, si poltron sur la terre qui ne puisse trouver un plus poltron que soi. Chacun tourne en réalités, autant qu’il peut, ses propres songes : l’homme est de glace aux vérités ; il est de feu pour les mensonges. Laissez dire les sots, le savoir a son prix. La Méfiance est mère de la sûreté. En toute chose il faut considérer la fin. La puissance fait tout. L’Histoire, maintes fois l’a prouvé, il en va de la médecine comme de la loi : celle du plus fort se trouve toujours être la meilleure – soit la monopolistique merdecine d’État, celle qui ne souffre aucune concurrence, qui coûte une blinde, rend les gens malades et entretient ses flagorneurs. – C’est proprement le mal françois : la sotte vanité nous est particulière. Apprenez que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute. On voit que de tout temps, les petits ont pâti des sottises des grands. Chacun se trompe ici-bas : on voit courir après l’ombre tant de fous qu’on n’en sait pas la plupart du temps le nombre. Nous n’écoutons d’instinct que les promesses et ne croyons le mal que quand il nous a emporté. Eh bien ! dansez maintenant. Consolons-nous toutefois, le trépas vient tout guérir. N’est-il pas dit que « tout vient à point à qui sait attendre » ?

Morale C
Dieu, que la mémoire des hommes est courte ! Combien elle est fragile et précaire ! Quelle curieuse danse entre victimes et bourreaux… Comment diantre ! peut-on comprendre le présent si l’on ne connaît pas le passé ?! À l’évidence, l’amnésie tient les foules, le néant les antichambres. 

Seules les bonnes questions mènent aux bonnes réponses. Comment peut-on, par exemple, en à peine trois générations perdre ainsi la mémoire d’un holocauste, égarer à ce point le souvenir de génocides abominables tout juste éteints ? Pour nous condamner à les revivre encore et encore ? Pour nous obliger à un éternel recommencement ? Pour nous infliger une nouvelle pénitence ? Pour nous arracher un supplément d’expiation ? La comparaison est irrespectueuse, insultante, indécente, s’offusquèrent d’aucuns. Il n’y a là rien de comparable ! Ces affabulations sont odieuses !! osèrent fulminer, l’œil torve et la goule en feu, les effarouchés complices du crime. De fait, sur l’échelle des malheurs, cette ségrégation inique renvoyait tout juste à une différence de degré, aucunement à une différence de nature… Cette descente aux enfers, ce sont eux qui la mènent. 
Cette tragédie, au final, est donc aussi, pour des raisons diamétralement opposées certes, la leur.
Manifestement, une part croissante de nos contemporains semble être en proie à ce qui ressemble furieusement à une folie hautement contagieuse. Du reste, où court notre “humanité” ? A-t-elle encore un sens ? Où va la mémoire du monde ? Où va sa vigilance ? Où va son devoir ? Où va son idéal ? Où va sa noblesse ? Où va son destin ? Où va son essence ? Où va son âme ?… Où court d’ailleurs ce monde… si ce n’est à sa ruine imminente ? – et pas seulement dans un cours de Bourse. Le mauvais génie du terreux s’y épanouit comme jamais. Le master-fétiche a raflé la mise. La sssssécuritééé – parfaitement chimérique – a tout emporté avec elle, le discernement le plus élémentaire inclus ! Ne restent plus que l’emprise froide, glaçante, mordante, mortifère de la propagande et du cynisme qui, sans fin, nourrissent son tourment… et les yeux – pour les malheureux qui, par le plus grand des hasards, en disposeraient encore – pour pleurer toutes les larmes de leur corps. Décidément ! l’imbécilité du glébeux et le délire technologique sont véritablement sans bornes. Nous pouvons, à ce propos, raisonnablement nous demander si la toute puissante Intelligence Artificielle ne va pas, sous peu, siphonner le peu d’intelligence humaine qui subsiste encore. Les golems et les hubots sont promis à un bel avenir !

Il était une fois, oui. Pauvre humanité ! Alors que nous crevons du « progrès » et de la « modernité », voilà qu’on en accélère encore le cours… Un siècle à peine semble soudain se dilater en une éternité immémorielle ! Insaisissable pour notre intellect, totalement impénétrable pour notre entendement. L’oubli, décidément, est un puits sans fond ni forme. Léthé, lorsque tu nous abreuves de ton amnésie ! Ni Sisyphe et son fidèle rocher ni les Danaïdes et leur dévoué tonneau… ne semblent en mesure de nous atteindre dans notre – haute et illusoire – tour d’ivoire.
À ce stade, une question existentielle nous taraude : si le passé semble n’avoir jamais existé… l’humanité a-t-elle (encore) un avenir ? Lorsque l’Histoire bégaye et bégaye et bégaye… comme un triste air de déjà vu, de déjà côtoyé, de déjà entendu, de déjà oublié… qui, aujourd’hui, pour s’en apercevoir encore ?! Qui pour s’en alarmer ?! Qui pour en témoigner ?! Qui pour le relater ?! Qui pour le relayer ? Qui pour s’en ressouvenir demain ?! Qui ? QUI ? QUI ?… Autant en emporte le vent de la médiocrité, de la déraison, de la démence si désespérément terrienne. 
Le modernisme n’a de cesse de nous époustoufler… comme la bêtise humaine de nous mortifier.

Peuple sans mémoire, peuple sans avenir. Synésios de Cyrène (v. 370–v. 414) avait vu juste : « Toutes les sociétés sont soumises à la même loi : quand elles ont cessé de vivre de leur raison d’être, et que l’idée qui les a fait naître leur est devenue étrangère, alors elles se démolissent de leurs propres mains. » L’entropie n’a pas d’âge. Les civilisations sont foncièrement mortelles. La finitude les guette. Elles sont toutes amenées un jour à disparaître. Et nul besoin, pour les jeter à terre et les anéantir, d’un ennemi nécessairement extérieur. Il s’en trouve déjà suffisamment en leur giron. Les sociétés ne sont jamais mieux trahies que par les leurs. Jamais mieux vendues que par leurs propres enfants. Jamais mieux livrées que par les rejetons qu’elles ont elles-mêmes nourris, bercés, élevés en leurs seins. Quelle gratitude !⸮ Oui, les civilisations vont et viennent. Elles évoluent, involuent, passent et trépassent – et pourtant, obstinément, les travers de l’homme perdurent. La roue ne cesse de tourner. Les civilisations naissent, croissent, prospèrent, culminent… puis déclinent, s’étiolent, se désagrègent et enfin meurent de n’avoir su maintenir leur élan vital, de n’avoir pu garder vive la flamme de leurs origines, de n’avoir réussi à préserver la vibrante trame des rêves qui les ont fait éclore.
À bon entendeur, salut.

C’est sur cette entrefaite douloureuse – ce cauchemar éveillé, ces réflexions métaphysiques –, que nous cédons ici la parole à la chronique locale d’un emmerdé du Macronistan, chronique dans laquelle nous croiserons, entre autres, les personnages – tous éminemment fictifs – de Foutriquet, Magouillon, du général d’opérette Vatenguerre Koikilenkout, ci-après grand Arschloch (Asshole pour les intimes), de Propaganda, Monsieur Rivotril, Jeannot Deudoz (2 !) – alias Assidebout –, Oscar Variant, professeur Latta, Saint Vaxx, le Fétiche, et ses bons serviteurs Toutenvaxx et Vaxxontout, Pustula von der Faïzer, etc… (liste non exhaustive) – et même une certaine Rosalie Camelot qui y fait une apparition fantasmagorique aux côtés du vénérable Sharkoléon… –, leurs très discrets commanditaires ainsi que leurs inévitables légions de vassaux et de zélateurs… vaillamment soutenus par une entière armée de parfaits et incorrigibles… benêts.
Bon voyage en Emmerdistan !! 
Bienvenu en Vaxxinocratie !!

Nota bene : Toute ressemblance avec la réalité ne saurait être que purement fortuite. Oui, fortuite ! Fortuite ! Fortuite ! Très fortuite ! Très très fortuite ! Fortuitissime ! Évidemment ! Fortuitissime ! Fortuitissime ! Magouillissime ! Foutriquissime ! Puantissime ! Fétidissime ! Répugnantissime ! Immondissime ! Immoralissime !… Trou-du-culissime !

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